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Proposition Charte de solidarité des délégations de Daimler, Renault et Nissan lors de la 1ère conférence internationale des ouvriers automotrices (14 au 18 octobre 2015) à Sindelfingen, Allemagne

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Nous sommes des ouvrières et ouvriers et des employées et employés avec nos familles et nos amis, travaillant dans les usines Daimler, Renault et Nissan et leurs fournisseurs. Dans ces usines nous sommes plus d’un million de collègues. La plupart du personnel permanente mais de plus en plus des travailleurs intérimaires ou contractants. Nous nous considérons une part du mouvement ouvrier combatif et classe-combative mondial.

Nous partons de nos intérêts de classe. Pour cela nous avons besoin des syndicats combatifs et l’unification de nos mains-d’œuvre par-delà les frontières des partis et syndicats.

Nous nous informons mutuellement, nous organisons la solidarité pratique et nous voulons empêcher les briseurs de grève. Il nous faut des lieux de travail avec des conditions humaines qui nous permettent une vie indépendante. Le combat pour l’avenir de la jeunesse faut le mener entre les jeunes et les moins jeunes ensembles. Pour cela nous luttons pour chaque poste de travail et pour chaque place d’apprenti et contre les attaques spécialement contre les droits et les salaires de nos jeunes collègues. Dans ces batailles les jeunes tirent des leçons des expériences du mouvement ouvrier et le revitalisent.

Nous luttons contre toutes les formes de fascisme, de racisme, de sexisme et du fanatisme religieux. Ils servent uniquement aux dirigeants pour diviser le mouvement ouvrier.

Nous prenons la responsabilité pour la lutte contre l'avance accélérée de la transition envers une catastrophe écologique mondiale. Nous ne permettons pas que la crainte de perdre nos travaux nous met contre le mouvement écologique.

La flexibilisation, l’intensification du travail, les pertes d’emploi et les délocalisations permanentes sont de plus en plus intenable pour nous et nos familles. Nous sommes ouverts pour un avenir sans exploitation et suppression. Il nous faut un débat large et solidaire sur la question comment en y arrive.

Nous voulons surmonter la division entre les mains-d’œuvre et avancer ensembles au-delàs des frontières. Nous demandons le jour de six heures avec pleine compensation salariale comme une mesure contre le chômage et pour nous soulager.

Nous supportons la lutte pour la liberté et la démocratie comme par exemple la lutte à Rojava/Kurdistan contre les fascistes de l’état islamique.

Nous voulons promouvoir que des collègues des usines différentes se visitent et rencontrent pour mieux se connaître, pour apprendre mutuellement et pour promouvoir nôtre union internationale.

Nous soutenons activement le groupe des porte-parole élus au forum Daimler-Renault-Nissan avec des rapports et des propositions. Ensembles et sur un pied d’égalité nous préparons le forum sur la 2nde conférence internationale des ouvriers automotrices.